Lagons protégés par la barrière de corail, eaux chaudes et claires, îlots et mangroves : l’île Maurice se prête bien à la découverte en kayak. Dans l’océan Indien, à l’est de Madagascar, elle offre des plans d’eau calmes à l’intérieur du récif et une côte variée. Cette page présente quelques idées de sorties et les précautions à prendre pour pagayer sous les tropiques.
Elle fait partie de la rubrique Pratique.
Pagayer dans le lagon
Une grande partie du littoral mauricien est bordée par un récif corallien qui forme des lagons. À l’intérieur, l’eau est souvent peu profonde et abritée de la houle du large, ce qui permet des balades tranquilles, à la journée ou à la demi-journée. Les loueurs et les structures locales proposent des kayaks, souvent des sit on top, et des excursions accompagnées.
La barrière de corail marque toutefois une limite. Au-delà, ou au niveau des passes, la houle de l’océan et les courants peuvent être forts. Restez à l’intérieur du lagon sauf si vous êtes expérimenté et accompagné par quelqu’un qui connaît le site.
L’île d’Ambre
Au large de la côte nord-est, l’île d’Ambre est un îlot sauvage, bordé de mangroves. Les excursions en kayak permettent de longer ses rives et de découvrir cet écosystème. La mangrove joue un rôle important pour le littoral : elle protège la côte de l’érosion et sert de nurserie à de nombreuses espèces de poissons. Respectez les consignes locales et évitez de piétiner les racines.
Mahébourg et le sud-est
Sur la côte sud-est, dans le district de Grand Port, Mahébourg est une petite ville côtière riche en histoire. Ses environs offrent un vaste lagon et des estuaires de rivières à explorer en kayak, en solo ou en biplace. Les sorties y sont souvent plus calmes et moins fréquentées que sur les côtes les plus touristiques.
L’île de la Passe
Dans la baie de Grand Port, l’île de la Passe est un îlot fortifié. Elle fut l’un des théâtres de la bataille de Grand Port, en 1810, qui opposa les marines française et britannique et se conclut par une victoire française. Les ruines du fort témoignent de cette histoire. L’îlot se trouve près d’une passe dans le récif, où les conditions peuvent changer vite. Ne vous y rendez qu’avec un guide ou dans le cadre d’une excursion organisée.
Le climat et la saison des cyclones
Le climat est tropical. L’été austral, de novembre à avril environ, est chaud et humide, et correspond à la saison des cyclones. L’hiver austral, de mai à octobre, est plus frais et plus sec, mais les alizés de sud-est y soufflent souvent fort, surtout sur les côtes exposées. Consultez les prévisions et les avis des services météorologiques de Maurice avant chaque sortie, et renoncez en cas d’alerte cyclonique.
Les marées sont de faible amplitude à Maurice, mais à marée basse certaines zones du lagon deviennent très peu profondes. Le kayak peut alors racler le corail ou s’échouer. Renseignez-vous sur les horaires et préférez les sorties à marée haute dans les secteurs peu profonds.
Se protéger du soleil
Sous les tropiques, le soleil est intense, même par temps voilé. Sa réverbération sur l’eau accentue l’exposition. Portez un chapeau, des lunettes filtrantes, un haut à manches longues et couvrez vos jambes. Appliquez une crème solaire, de préférence respectueuse des coraux, et buvez régulièrement. Notre page sur les vêtements selon la température et celle sur les lunettes solaires détaillent ces équipements.
Respecter le lagon
Le corail est fragile. Ne marchez pas dessus, ne le touchez pas et ne jetez pas l’ancre ou la pagaie sur les patates de corail. Ne prélevez ni coquillages ni coraux. Rapportez tous vos déchets. Certaines zones du lagon sont des aires marines protégées, avec des règles particulières, à respecter scrupuleusement.
Préparer son voyage
Pour voyager avec votre propre bateau, un kayak pliant ou gonflable est la solution la plus pratique. Consultez notre page sur le kayak pliant. Sinon, la location sur place évite les frais de transport. Dans tous les cas, vérifiez l’état du matériel loué, la présence d’un gilet de flottaison à votre taille et le niveau d’encadrement proposé.
Partez toujours en informant quelqu’un de votre itinéraire et de votre heure de retour. Emportez de l’eau, un téléphone dans une pochette étanche et de quoi vous signaler. Retrouvez les autres conseils pratiques dans la rubrique Pratique.