Un kayak embarque peu de choses, faute de place. Pourtant, quelques équipements changent tout : ils rendent la navigation plus précise, plus confortable et surtout plus sûre. Cette page passe en revue ce qui s’installe sur le bateau ou voyage avec lui, du gouvernail à l’ancre flottante.
Pour l’équipement que vous portez, comme la pagaie, la jupe et le gilet, consultez notre page sur l’équipement du kayakiste. L’ensemble est regroupé dans la rubrique Équipements.
Gouvernail et dérive, pour tenir le cap
Le gouvernail se commande avec les pieds, par des câbles reliés aux cale-pieds. Il permet de garder une trajectoire précise sans corriger sans cesse à la pagaie, ce qui économise de l’énergie sur une longue sortie. Sur un biplace, plus long et plus lourd à manœuvrer, il devient très utile.
C’est aussi une pièce exposée aux chocs, à la mise à l’eau comme au débarquement. Au moment de l’achat, regardez la qualité de fabrication du safran, de son axe et du système de relevage.
La dérive, fixe ou rétractable par une manette, joue un autre rôle. Elle limite la dérive latérale quand le vent ou le courant vous poussent de travers. Après quelques sorties, on apprend à la régler selon les conditions.
Le réglage des appuis de pieds et du palonnier est détaillé dans notre page sur les cale-pieds et le gouvernail.
Cale-cuisses, pour faire corps avec le bateau
Les cale-cuisses sont des mousses ou des formes du pont sous lesquelles vous bloquez les genoux. Ils transmettent les mouvements du bassin au kayak et donnent le contrôle nécessaire pour les appuis et l’esquimautage. Par mer agitée, ils font une vraie différence, et ils rendent la position plus confortable sur la durée.
Sur un sit-on-top, une sangle de cuisses joue un rôle comparable. Pour un kayak de mer, la Division 240 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987 (ministère de la Mer) exige d’ailleurs, au-delà de la bande des 300 mètres, un calage du bassin et des jambes intégré ou solidaire de la coque.
Garder ses affaires au sec
Même avec des caissons étanches, l’eau finit souvent par entrer. Les contenants étanches protègent vos affaires :
- Sacs étanches : de toutes tailles, pour les vêtements, le duvet ou les vivres. Vérifiez leur diamètre avant l’achat, ils doivent passer par l’ouverture de vos trappes. Plusieurs petits sacs se rangent mieux qu’un seul gros.
- Sac de pont : fixé devant vous sur la ligne de vie, il garde à portée de main le coupe-vent, la lampe, les en-cas ou l’appareil photo.
- Pochettes étanches : pour le téléphone, les papiers, les clés et la carte.
- Bidons rigides : robustes et faciles à nettoyer, adaptés aux bateaux à grand volume comme les pliants, les sit-on-top ou les canoës.
L’état des trappes conditionne l’étanchéité des caissons. Pour les choisir et les entretenir, voyez notre page sur les trappes et couvercles de pont.
Vider l’eau du cockpit
Après un chavirement ou sous une vague, il faut vider le bateau vite. Trois outils s’en chargent :
- l’écope, simple et légère, attachée au kayak par un lien
- la grande éponge, pour finir le travail et garder un fond sec
- la pompe à main, qui ressemble à une grosse seringue et vide le cockpit sans retirer la jupe en entier
Pour la pompe à main, privilégiez une fabrication solide : les joints et l’axe du piston sont les points faibles des modèles bas de gamme. Il existe aussi des pompes électriques, qui demandent une batterie, ou des pompes fixes installées par le fabricant.
Le matériel obligatoire varie selon la distance à laquelle vous naviguez. Vérifiez la liste en vigueur dans la Division 240 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987 (ministère de la Mer) avant de partir.
Ne pas perdre sa pagaie
La laisse de pagaie, ou leash, relie la pagaie au kayak ou au kayakiste. Si vous lâchez la pagaie en naviguant seul, elle peut s’éloigner plus vite que vous ne pourrez nager. Un leash coûte peu et se pose en quelques secondes.
Veillez seulement à ce qu’il ne puisse pas s’emmêler autour de vous en cas de chavirement.
Le flotteur de pagaie, pour remonter seul
Le flotteur de pagaie, ou paddle float, se fixe sur une pale. Gonflable ou en mousse, il transforme la pagaie en balancier qui s’appuie sur l’eau. Il aide le kayakiste qui ne maîtrise pas l’esquimautage à remonter dans son bateau après un chavirement.
Entraînez-vous à son utilisation en eau calme, avec un équipier, avant d’en avoir besoin. La technique est expliquée dans notre page sur la façon de remonter dans son kayak.
Le chariot de transport
Un kayak de mer pèse lourd sur une longue distance à pied. Le chariot de mise à l’eau vous évite de le porter du parking à la plage.
Quelques critères :
- des roues larges et souples, idéalement gonflables, pour rouler sur le sable
- un modèle démontable que vous pouvez ranger dans le bateau ou sur le pont
- des sangles de maintien, qui ne sont pas toujours fournies
- pour les pliants, des modèles qui portent soit les sacs, soit le kayak monté
L’ancre flottante
L’ancre flottante est un cône de toile mis à l’eau au bout d’un cordage. Elle ralentit la dérive du kayak sous l’effet du vent. Pêcheurs, photographes et observateurs l’utilisent pour rester sur une zone sans pagayer en permanence.
Navigation et sécurité
Compas, carte et GPS complètent l’équipement de bord. Ils sont présentés dans notre page consacrée à la navigation. Pour les sorties engagées, une balise de détresse peut aussi faire partie du matériel : voyez notre page sur les balises de détresse. Le reste de l’équipement est réuni dans la rubrique Équipements.