En cas de grave difficulté en mer, être localisé rapidement change tout. La balise de détresse personnelle, souvent appelée PLB pour Personal Locator Beacon, permet de déclencher une alerte reçue par satellite et de transmettre votre position aux secours. Rangée dans une poche du gilet de flottaison, elle est devenue un équipement courant chez les kayakistes qui s’éloignent des côtes. Cette page explique son fonctionnement et les règles d’usage.
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Le système Cospas-Sarsat
Les balises de détresse reposent sur un système international de recherche et de sauvetage par satellite, Cospas-Sarsat, créé à l’initiative du Canada, des États-Unis, de la France et de l’Union soviétique. Le nom associe un acronyme russe et un acronyme anglais, qui désignent tous deux la recherche et le sauvetage assistés par satellite.

Le principe est le suivant. Une fois la balise déclenchée manuellement, elle émet un signal de détresse capté par des satellites. Ceux-ci relaient l’information vers des stations au sol, puis vers un centre de contrôle qui identifie la balise grâce à son enregistrement et la localise. L’alerte est ensuite transmise au centre de coordination du sauvetage compétent. En France, le centre de contrôle est rattaché au CNES, à Toulouse, et les sauvetages en mer sont coordonnés par les CROSS.
Différents types de satellites
Le système s’appuie sur des satellites en orbite basse, qui défilent autour de la Terre, et sur des satellites géostationnaires, fixes au-dessus d’un point de l’équateur. Des satellites en orbite moyenne, ceux des systèmes de navigation, sont venus compléter le dispositif. Le délai entre le déclenchement et la localisation dépend de la position des satellites et de la présence d’un récepteur GPS dans la balise. Les balises qui intègrent un GPS transmettent directement leurs coordonnées, ce qui accélère nettement la localisation.
Choisir une balise
Pour le kayak, plusieurs critères comptent :
- la présence d’un récepteur GPS intégré
- la flottabilité, ou à défaut une pochette flottante
- l’étanchéité, adaptée à une immersion
- un format compact qui tient dans une poche de gilet
- l’autonomie d’émission et la durée de vie de la batterie annoncées par le fabricant
Une PLB fonctionne sans abonnement. Il suffit de la faire enregistrer et de respecter la date de remplacement de la batterie.
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Attachez-la
Fixez la balise à votre gilet par une dragonne ou un mousqueton. Une balise qui tombe à l’eau au moment où vous en avez besoin ne sert à rien. Gardez-la sur vous et non dans le kayak, que vous pourriez perdre en cas de chavirage.
L’enregistrement
Chaque balise est identifiée par un code unique. En France, elle doit être enregistrée auprès du centre de contrôle français, avec vos coordonnées et des contacts à prévenir. Ces informations permettent aux secours de savoir qui est en détresse et d’éviter de mobiliser des moyens pour une fausse alerte. Pensez à mettre à jour l’enregistrement si vous changez de téléphone, d’adresse ou de bateau.
Ne pas confondre
Les balises de suivi, ou trackers, envoient votre position à intervalles réguliers et permettent souvent d’échanger des messages. Elles utilisent des réseaux satellitaires commerciaux, avec abonnement, et ne passent pas par Cospas-Sarsat. Elles sont utiles pour rassurer vos proches, mais ne remplacent pas une balise de détresse. La VHF reste par ailleurs le moyen privilégié pour appeler les secours et les bateaux proches sur le canal 16.
Ce que dit la réglementation
La Division 240 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987 (ministère de la Mer) détaille le matériel de sécurité exigé à bord des kayaks selon la distance d’un abri. Consultez-la pour connaître les obligations qui s’appliquent à votre navigation. Même lorsqu’elle n’est pas exigée, une balise apporte une sécurité supplémentaire appréciable, en particulier en navigation solitaire ou loin des côtes.
Le bon usage
Une balise de détresse ne se déclenche qu’en cas de danger grave et imminent. Une alerte déclenchée par erreur doit être signalée au plus vite aux secours pour éviter une opération inutile. Ne testez pas votre balise en mode émission réelle, utilisez la fonction d’autotest prévue par le fabricant.
Pour aller plus loin, consultez notre page sur la récupération d’un kayakiste et notre page sur la sécurité en kayak. Les autres équipements sont présentés dans la rubrique Équipements.